• Ronan Barrot, Bernar Venet, James Siena, Piero Pizzi Cannella, Ross Bleckner, Takesada Matsutani

  • Rectangle noir
  • mai. 28 - juil.. 15, 2026
En collaboration avec l'Avant Galerie Vossen, Paris

Pour sa nouvelle exposition, la Galerie Placido réunit avec l'Avant Galerie Vossen, une vingtaine d'artistes autour du Rectangle. Avec cette exposition, la galerie continue de tisser des liens entre pratiques traditionnelles et formes numériques. Rectangle noir convoque la peinture, la sculpture, l'installation et les nouvelles technologies.

Un motif légendaire
Dans les grottes de Lascaux, sous le cerf et les bisons que l'on connaît depuis l'enfance, le chercheur Stanislas Dehaene a mis en lumière quelque chose d'inattendu : un rectangle noir sous la peinture du cerf. La première forme géométrique tracée par l'espèce humaine. Un signe minimal mais décisif - le début de la pensée symbolique, selon le chercheur, cette capacité à créer des symboles nous rend humains, nous sommes des êtres symboliques.

Plusieurs millénaires plus tard, le rectangle noir est toujours et plus que jamais là. Il s'est multiplié, il couvre nos écrans de téléphone, nos interfaces numériques. Le rectangle noir censure, protège, cache. Il est la forme du silence imposé autant que de l'art minimal. Il est la fenêtre du navigateur et la barre de caviardage. Et il couvre les murs de l'Avant Galerie Vossen.

Le rectangle noir poétique, humouristique, politique, algorithmique...
Dans l'exposition, le rectangle noir prend une forme poétique pour les peintres et sculpteurs. Il est une forme humoristique pour Apolline Régent quand elle joue avec l'héritage du peintre Malevitch.
Il est une forme politique quand Enora Denis le retrouve dans les brevets de la reconnaissance faciale, masquant les visages qui nourrissent les algorithmes. Il est une forme algorithmique quand Olivain Porry programme une IA pour mentir aux autres IA et aux autres humains. Il est une forme physique, ancrée dans la rue, quand Aram Bartholl scelle une clé USB dans le mur de la rue Chapon. Il est tissu et son quand Cécile Babiole tisse des câbles électriques comme on tisse de la laine.